top of page

Archives 2025-2026

LOGO ALYDE FOND BLANC.png

​SEMAINE DU 31 AOÛT 2026 

​​​​​​​​​​​

L’Islande dit non à l’UE : une défaite surprise mais justifiée par des points de tension récurrents 

​​

Les Islandais se sont rendus aux urnes le 29 août dernier afin de répondre à la question suivante : “L’Islande doit-elle reprendre les négociations en vue d’une éventuelle adhésion à l'Union Européenne ?”.  La réponse s’est avérée négative à 52,8%.

Pour rappel, le pays avait déposé en 2009, sous les effets de la crise financière de 2008,  sa candidature à l'adhésion. Les négociations se sont cependant retrouvées gelées en 2013 suite à un changement de majorité politique. 

​

Cet échec apparaît presque inattendu, à titre d'exemple  dans un sondage réalisé par l'Institut Gallup paru en avril 2025 44% des Islandais s’estimaient favorable à une adhésion. En outre, le contexte géopolitique actuel semblait indiquer une issue positive, le pays semble aujourd’hui pris au piège entre les Etats-Unis de Donald Trump et la Russie de Vladimir Poutine. De même,  Bruxelles semblait même être prête à faire des compromis pour accueillir l’Islande. 

 

Malgré tout, le point de tension semble se trouver du côté de la politique européenne de la pêche. Cette dernière a toujours été source de frictions entre les 27 et Reykjavik. On se souvient des fameuses guerres du maquereau qui trouvent leur origine dans les quotas de pêche Islandais jugés trop élevés par l’Union. Ces événements ont donc sûrement été pris en compte par les électeurs, dans la mesure où la pêche représente près de 6,5 % du PIB  et est un secteur d’emploi majoritaire dans le pays. 

​

Néanmoins, bien que ce référendum semble fermer la porte à toute reprise des négociations d'ici au moins 2028, il ne faut pas oublier que l’Islande reste étroitement liée au bloc des 27. Le pays est en effet membre de l'Espace Économique Européen qui lui donne accès au marché unique et lui impose le respect de certaines normes européennes. 

​

​​​DECHAVANNE Valentine

M1 DEDH

​

​

Le nombre de petit colis en provenance de Chine en chute libre depuis l'adoption d’une taxe européenne dédiée

​

Suite à l'introduction à partir du 1er juillet 2026 d’une droit de douane de 3€ touchant les petits

colis de moins de 150€, le nombre de petits colis en particulier en provenance de Chine a

dégringolé de 30% à 40%. Cette taxe intervient après des années où ces colis, jusqu’alors exemptés de droit de douanes, inondaient le sol européen suite aux commandes sur internet des consommateurs européens auprès des géants chinois tels que SheIn, Temu ou encore

Aliexpress.

​

L’effet de cette nouvelle taxe se fait déjà sentir puisque le nombre de colis en provenance de

ces plateformes a massivement baissé, Temu (-50 %) et AliExpress (-37 %), les ventes de

SheIn ont moins pâtis grâce à leur plateforme logistique installée en Pologne.

Ce projet porté par l’union réponds à une vague de petits colis en provenance de Chine (plus de 16 millions de colis par jour et 5,9 milliard d’articles de faible valeur en 2025), désavantageant les commerçant européens qui devaient eux s'acquitter de taxe à l’importation de leurs marchandises.

​

De plus, selon une enquête menée en 2025 dans l’UE, plus de 60 % des produits de faible

valeur contrôlés ne respectaient pas les exigences européennes ou les normes de sécurité,

avec notamment des traces de métaux toxiques sur nombreux produits.

Cette nouvelle règle reste une solution temporaire comme le montre l'implantation de SheIn en Pologne, mais constitue un pas en avant vers une refonte du système douanier européen

prévue pour 2028.

​​

Manon Mongnot 

M1 DEA

​

​​​​​​

​SEMAINE DU 24 AOÛT 2026

​​​​​​​​​​​

Une nouvelle loi portugaise sur l’interdiction du voile intégral dans l’espace public

​​

Le président Antonio José Seguro a promulgué une loi visant à interdire le port du voile intégral dans l’espace public. L’idée du texte, auquel les partis de gauche se sont opposés, est de limiter la dissimulation du visage par le port du voile. Ainsi, les femmes musulmanes qui portent habituellement le voile intégral devront en principe respecter cette interdiction, et à défaut, s’exposent à une amende de 150 à 3000€.

 

Certaines dérogations sont incluses dans le texte, concernant notamment des raisons de santé, professionnelles, artistiques ou liées aux conditions météorologiques, mais aussi les lieux de culte, les missions diplomatiques et à bord des avions. Les opposants à cette mesure estiment qu’elle ne serait pas justifiée par la sécurité, mais qu’elle faciliterait au contraire l’islamophobie.

​

Au niveau européen, le Portugal n’est pas le seul pays à réguler le port du voile intégral. Effectivement, en 2011 la France a été le premier État à prendre une mesure en ce sens. Elle était justifiée, d’après le gouvernement en place, par la nécessité d’identifier facilement les individus pour des raisons de sécurité. En Belgique l’interdiction est aussi en vigueur depuis 2011. Les autorités l’ont justifiée par la pleine participation de tous les citoyens à la vie en société.

 

Après la Bulgarie en 2016, l’Autriche et le Danemark l’année suivante, et le Luxembourg en 2018 ; l’Autriche, qui avait déjà interdit le port du voile intégral, relance le débat en adoptant une loi prévoyant une interdiction du port du foulard à l’école pour les filles de moins de 14 ans. Cette nouvelle loi cible précisément le voile islamique.

​

​​​Devillard Aurore

M1 DGCC

Une rentrée politique sous le signe de la fermeté pour le candidat à l'élection présidentielle Edouard Philippe.

​

Alors qu’il était attendu à Mayotte les 21 et 22 Août, Edouard Philippe, candidat à la présidentielle 2027 à mis la question migratoire au centre de sa visite avec pour objectif annoncé de “fermer les vannes de l’immigration”.

​

Sa première visite sur l’archipel dans le cadre de sa campagne présidentielle sera donc organisée autour des acteurs agissant dans le cadre de la question migratoire. Il a ainsi rencontré le préfet, mais aussi la police aux frontières, l’unité nautique et le Groupe d’appui opérationnel (GAO), ainsi que visité le centre de rétention administrative.

​

Dans le cadre d’un entretien accordé à France Mayotte Matin, il annonce vouloir suspendre l'enregistrement de toutes demandes d’asile à Mayotte pour les 5 prochaines années, et ce tant que le territoire resterait “saturé”. Il propose aussi un moratoire sur l’accès a l’immigration, dont l’immigration familiale, ainsi qu’un centre de retour en Afrique de l’Est. Enfin il propose une suspension totale du droit du sol à Mayotte, droit déjà restreint dans l’archipel, pour les années à venir.

​

Sa visite sera aussi consacrée à la rencontre d'acteurs agissant dans le cadre de la reconstruction après le passage du cyclone Chiro. Un enjeu majeur auquel Mayotte doit faire face, qui a été frappée par le cyclone en décembre 2024 et qui depuis fait face à une crise de

l’eau.

​

Cette visite dans l’océan indien donne le ton de sa campagne présidentielle plaçant l’immigration au premier plan de son programme politique. Avec des propositions fermes sur les questions migratoires et le droit du sol, il tente de séduire tant la droite qu’une partie de

l’ancienne majorité politique.

​​

Manon Mongnot 

M1 DEA

​

​​​​​​

​SEMAINE DU 17 AOÛT 

​​​​​​​​​​​

Lourds efforts des acteurs de la tech européenne pour remonter la pente du gouffre technologique

​

Face à la dépendance de l’Europe à la tech américaine, acteurs publics et privés cherchent la souveraineté numérique par divers moyens. Cependant, l’écart est tel qu’il paraît peu probable que les seuls efforts du secteur privé suffisent à atteindre l’autonomie numérique à court terme, un professionnel du secteur déplore un délai s’approchant plutôt du siècle.

​

La dépendance technologique de l’Union européenne n’est pas un nouveau sujet. En effet, des inquiétudes persistent, par exemple sur la question de l’interception de données par les agences de renseignement américaines. Or, si Bruxelles a bien pris conscience de l’urgence de la situation et discute en ce moment du moyen de dynamiser le secteur européen de la tech, se pose la question de la réalité d’une telle évolution au niveau des entreprises européennes elles-mêmes.

​

Si la majorité des revenus continuent d’aller aux Américains, le PDG de Mistral (le leader européen du secteur), Arthur Mensch, se voit très positif et espère générer 1 million d’€ de chiffre d’affaires. Les initiatives européennes se multiplient avec, entre autres, l’entreprise allemande Nextcloud, qui met en place une suite bureautique comparable à Office 365 en expérimentation dans deux Länder, le développeur italien d’IA Domyn, qui est en étroite collaboration avec le gouvernement italien et des entreprises de secteurs réglementés, ou encore le Français Chapsvision, dont le siège est à Paris, mais qui opère aussi aux USA avec des clients tels que Pfizer ou Boeing.

​

Une critique commune que tous les dirigeants interrogés par Euractiv ont eue est le fait que les initiatives de développement de la souveraineté mettent du temps à porter leurs fruits. En effet, si la France ou encore la Commission européenne prennent des décisions de préférer des services provenant d’entreprises européennes pour certaines tâches, l’ensemble du secteur reste relativement prisonnier des anciens usages. Il ne reste qu'à attendre que le « lent ruissellement » des projets de souveraineté se transforme « en un flux constant ».

​

MONGNOT Manon

M1 DEA

​

​​​​​​

​SEMAINE DU 10 AOÛT 

​​​​​​​​​​​

La dépendance polonaise au charbon: le paradoxe de la crise climatique​

​

L’actuelle vague de chaleur ayant parcouru l’Europe révèle non seulement une urgence
climatique, mais aussi les fragilités systémiques des systèmes énergétiques de certains
pays européens.

​

Ainsi l’illustre le cas de la Pologne, où le géant de l’énergie Enea a été forcé de réduire la
productivité de certaines centrales à charbon du pays. Une réduction qui n’est pas liée aux
émissions desdites centrales ou à leurs répercussions sur l’environnement, mais à
l’impossibilité de garantir un système de refroidissement suffisant en raison du faible niveau
d’eau présent dans la Vistule, principal fleuve de Pologne.
La Pologne, pays encore hautement attaché au charbon, constitue ainsi un parfait exemple
du paradoxe de la crise climatique, tel que le qualifie Pawel Pomian, militant polonais pour la
cause climatique. Paradoxe qu’il définit comme le fait que les grands pollueurs se retrouvent
à leur tour piégés par les conséquences de cette même pollution, à l’image d’un serpent se
mordant la queue.

​

L’attachement du système polonais à sa politique du charbon contrevient à l’évolution même
du pays et, de surcroît, à celle de l’Union européenne. Dans une Union européenne à feu, il
est nécessaire de repenser la politique énergétique afin de délaisser les énergies fossiles au
profit des énergies renouvelables, notamment solaire et éolienne.

​

DORVAUX Dalva

M1 DGCC

​

​

« Ce n'est pas du Baseball », le projet d'investisseurs privés de la Fifa critiqué par le Commissaire Européen chargé des sports

​

Le Commissaire européen Glenn Micallef (chargé de l'équité intergénérationnelle, de la 

jeunesse, de la Culture et des sports a exprimé sur le réseau social X son opposition au projet 

d'ouverture aux investisseurs privés de la Fédération internationale de Football Association 

(FIFA) en utilisant la phrase choc "Ce n'est pas du baseball". 

 

Pour rappel, le projet présenté par Gianni Infantino, président de la FIFA le 28 juillet dernier 

vise à créer une société commerciale regroupant les différentes activités de la Fédération 

internationale de Football afin de maximiser et optimiser ses profits. Le but serait aussi 

d'attirer des investisseurs privés à la tête desquels se trouverait nul autre que Joshua Kushner, 

le frère du gendre du président américain Donald Trump. 

Par sa phrase choc, le commissaire de nationalité maltaise s'inquiète de cette américanisation 

du Football. Il n'hésite ainsi pas à affirmer plus loin dans son post que "Une préoccupation 

particulière surgit lorsque les pouvoirs réglementaires de la Fifa s'alignent sur les intérêts 

financiers d'entités privées" et que "ces propositions soulèvent également d'importantes 

questions en matière de droit de la concurrence." 

 

A noter enfin que l'UEFA (Union des associations Européennes de Football) avait elle aussi 

exposé son opposition via un communiqué dès le 28 juillet soulignant que "Le football 

n'appartient à personne. La Fifa n'a pas le droit de le vendre" 

Ce projet semble donc montrer que le football est aujourd'hui plus qu'un simple sport, il 

implique désormais des intérêts financiers et s'affirme même comme un objet politique

​

​DECHAVANNE Valentine

M1 DEDH​​​​​

​SEMAINE DU 3 AOÛT 

​​​​​​​​​​​

L’omission d’une égalité garantie au sein des projets budgétaires 2028-2034 de l’Union Européenne :​

​

« L’égalité entre les femmes et les hommes joue un rôle essentiel dans le renforcement de la compétitivité et de la résilience économique », voilà ce qu’énonce Elisabeth Klatzer face aux nouveaux projets budgétaires de la Commission européenne. Economiste spécialisée dans l’utilisation de l’administration publique pour promouvoir les droits des femmes, elle estime qu’est négligée, au sein de ces projets, l’une des valeurs fondamentales de l’UE : l’égalité.

​

Selon le « gender mainstreaming » (l’approche intégrée de l’égalité des genres), il est nécessaire de tenir compte des différences dans la manière dont les dépenses publiques profitent aux hommes et aux femmes. Il est ainsi un outil normalement utilisé dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques et des programmes. Or, les projets à long terme présentés viendraient « affaiblir » les mesures permettant de garantir que les financements renforceraient les droits des femmes en matière d’égalité. 

​

Pour Madame Klatzer, ces projets témoignent d’un « changement de priorités », orientant ainsi les financements de l’UE « vers des secteurs à prédominance masculine caractérisés par des normes de genre très marquées » et pourraient « aggraver les inégalités de genre existantes sur le marché du travail ». Elle énonce par ailleurs que cela revient à méconnaître les arguments économiques en faveur de l’amélioration de l’accès des femmes au marché du travail et à l’emploi rémunéré. En ce sens, l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes estime qu’une plus grande égalité pourrait ajouter jusqu’à 3 150 milliards d’euros au PIB de l’UE d’ici 2050.

​

DESCOMBES Lomée

M1 DEDH

​

​

Prolongation du controversé Chat control, poursuite du bras de fer entre protection de l’enfance et protection de la vie privée

​

Le 23 juillet 2026, le Conseil de l’Union Européenne a acté, à 25 voix pour, la prolongation jusqu’au 3 avril 2028 du très controversé régime transitoire “Chat Control”. 

 

Le texte qui exclut pourtant les services de discussions chiffrés de bout en bout (à l’image de WhatsApp ou Signal) s'inscrit plus largement dans un bras de fer entre protection de la vie privée et protection de l’enfance. Les opposants à Chat control voient, en effet, dans cette mesure un prétexte déguisé pour instaurer une surveillance globale des conversations privées des internautes. 

 

Pour autant, cette prolongation avait déjà été adoptée par le Parlement Européen le 9 juillet et permet aux plateformes numériques de rechercher de manière volontaire des contenus d’abus sexuels sur mineurs (CSAM). 

​

Selon le communiqué de presse du Conseil, la décision découle de la nécessité d’une action rapide pour combler le vide juridique découlant, d’une part, de l’expiration de la précédente mesure provisoire le 3 avril 2026 et d’autre part, de l’attente de l'adoption d’une législation européenne mettant en place un cadre long terme.     

 

Pour rappel, la Commission avait présenté un projet de règlement sur la prévention et la lutte contre les abus sexuels sur mineurs le 11 mai 2022 (dit Chat Control 2.0). Il visait à remplacer la loi temporaire renouvelée ces derniers jours et à réagir au contexte actuel où les auteurs de CSAM, grâce à l'anonymat et au chiffrement de bout en bout des conversations, peuvent partager de plus en plus de contenus. Ce projet, qui semble toujours être en négociation selon le communiqué du Conseil, prévoyait aussi la création d’un centre européen pour la lutte contre les abus sexuels sur mineurs en collaboration avec Europol et les services de police nationaux.

​

Face à cette prolongation, l’opposition entre vie privée et protection des mineurs contre les abus sexuels semble continuer à se creuser dans l’attente d’un véritable cadre législatif européen. 

 

​

DECHAVANNE Valentine

M1 DEDH

​

​

​

Crise migratoire à Ceuta : un défi pour l’espace Schengen 

​

Des dizaines de milliers de migrants en provenance du Maroc ont afflué jeudi dernier, le 

30 juillet, vers l’enclave de Ceuta. Il s’agit d’une ville autonome de 84 000 habitants faisant partie de l’Espagne, mais qui est située dans le nord de l’Afrique. Environ 60 000 personnes y seraient arrivées au cours de la journée, selon les estimations du maire de Ceuta, Juan Jesús Vivas.

​

Tandis que certains ont essayé de franchir la frontière terrestre, beaucoup de migrants ont tenté d’atteindre le territoire espagnol à la nage. Plus de 80 personnes ont trouvé la mort des deux côtés de la frontière, notamment par noyade. D'après les dernières  informations, la plupart des migrants seraient déjà retournés au Maroc.

​

Cet afflux massif de migrants s’expliquerait par des publications diusées sur les réseaux sociaux, annonçant que la frontière espagnole serait ouverte. Par ailleurs, les dernières

mesures de régularisation migratoire du Premier ministre Pedro Sánchez, ainsi qu’une récente décision de la Cour suprême espagnole, auraient été mal interprétées. Selon l’opposition espagnole, notamment le parti d’extrême droite Vox, les politiques pro-immigration menées par le gouvernement de Pedro Sánchez auraient contribué à la situation.

​

La crise a suscité des réactions d’autres États membres de l’Union européenne et de membres de partis politiques d’extrême droite, qui se sont prononcés en faveur d'un  renforcement de la politique frontalière au sein de l’UE. Jeudi soir, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani a déclaré souhaiter fermer l’espace Schengen à  l’Espagne. Cette proposition a été soutenue par la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, ainsi que par le Danemark et la Finlande. Finalement, l'Italie a décidé lelendemain, le 31 juillet, de suspendre temporairement l’accord de Schengen avec l’Espagne et de rétablir ainsi les contrôles aux frontières. Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée nationale, a également appelé à la fermeture de la frontière avec l’Espagne.

​

Lors d’une réunion tenue ce mardi 4 août, les ministres de l'Intérieur des 27 États membres de l’UE ont réaffirmé leur solidarité envers l’Espagne, malgré les désaccords persistants sur les questions migratoires.

PLETSCHETTE Maxine 

​M1DGCC

​

​

​SEMAINE DU 27 JUILLET

​​​​​​​​​​​

​Les conséquences des feux de forêt sur la santé :

comment s’en protéger ?​

​

Depuis plusieurs semaines, l’Europe brûle. Des incendies d’une ampleur inquiétante se sont déclarés notamment en France et en Espagne. Cependant les menaces ne se limitent pas seulement aux zones touchées par les flammes mais s’étendent à l’Europe toute entière. La multiplication des incendies s’inscrit dans un contexte marqué par le changement climatique avec des conditions propres aux départs de feu tels que, la hausse des températures et la sécheresse accrue des sols.

​

La fumée est un danger invisible. La pollution aux particules fines émanant des feux de forêts constitue une menace sanitaire majeure. Leur combustion libère un « mélange toxique » de polluants pouvant dégrader la qualité de l’air à des milliers de kilomètres. Les personnes vulnérables sont particulièrement impactées (personnes âgées, enfants, femmes enceintes, personnes souffrant de pathologies chroniques etc) puisque ces polluants représentent un véritable facteur d’aggravation des maladies chroniques, cardiovasculaires et respiratoires.

​

Les feux qui font rage en Europe peuvent avoir des effets à long terme sur l’ensemble de la population.

C’est pourquoi il est essentiel de savoir réagir et se protéger rapidement en limitant les déplacements et le temps passé à l’extérieur rappelle l’ANSES. En cas d’apparition de symptômes, il est nécessaire de consulter un médecin, et d’appeler les services d’urgence.

​

La Commission européenne a, quant à elle, indiqué que « la solidarité européenne s’organise » face aux incendies, et que le service de cartographie d’urgence Copernicus a également été activé, les images satellitaires aidant les intervenants au sol à évaluer les dégâts, suivre l'évolution du feu, et préparer leurs opérations.

​

Cette situation exceptionnelle rappelle l’importance de la recherche de solutions durables. Le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Simon Stiell, soutenait et encourageait en ce sens, l’accélération vers une transition énergétique.

​​

​

K/BIDI LEBIHAN Clémence

M1 DGCC

​

L’amende de 550 millions d’euros imposée à AliExpress par la Commission européenne

Le lundi 20 juillet, l’entreprise Aliexpress a été condamnée par la Commission européenne à une amende de 550 millions d’euros. AliExpress, qui est une filiale du groupe chinois Alibaba, a manqué à ses obligations.

​

Cette procédure avait démarré en 2024, lorsqu’une enquête avait été ouverte concernant des faux médicaments et l’accès de mineurs à des contenus pornographiques. La sanction récente est fondée

sur un manquement au règlement sur les services numériques, le Digital Service Act.

 

La Commission reproche à Aliexpress plusieurs fautes. Entre autres, elle a relevé que des objets, des jouets ou des cosmétiques sont restés en vente sur la plateforme numérique alors qu’il s’agissait de produits contrefaits, dangereux ou non conformes. La réglementation européenne exige un contrôle des produits mis en vente. Cependant, la Commission accuse AliExpress de contourner ces contrôles.

 

La Commission estime que les infractions sont particulièrement graves en raison de l’impact sur les consommateurs. Dès lors, à la suite de cette amende, AliExpress devra présenter un plan d’action devant la Commission avant octobre 2026. A défaut, des astreintes pourront être mises en place.

​

Aurore Devillard

M1 DGCC

​

​SEMAINE DU 20 JUILLET

​​​​​​​​​​​

​France : L’adoption de la loi d’urgence agricole, une catastrophe multidimensionnelle

​

Le Sénat a validé définitivement le projet de loi d’urgence agricole, un projet aux dimensions et aux 

catastrophes multiples, puisque concerne tant l’environnement et la qualité de l’eau, sa gestion, la 
souveraineté alimentaire, la démocratie, mais aussi la santé humaine. L'objectif premier était de répondre aux difficultés économiques du secteur agricole et simplifier le quotidien des exploitants.

​

Le projet prévoit une dérogation permettant l’utilisation de l’acétamipride et du flupyradifurone, des 
substances hautement dangereuses pour la santé humaine et pour l’environnement. Alors que l’Autorité européenne de la sécurité des aliments (EFSA) s’était pourtant prononcée sur ces pesticides, et avait émis des incertitudes persistantes, en plaçant l’acétamipride dans la catégorie des perturbateurs endocriniens et des substances nécessitant une évaluation stricte. En d’autres termes, l’utilisation de ces substances entraine aussi bien de lourdes conséquences sur la santé humaine que sur la faune et la flore (cancers, mauvais développement du fœtus, perturbation des espèces pollinisatrices). 


A l’été 2025, le Conseil constitutionnel s’était prononcé sur un projet similaire, la loi dite « Duplomb », et l’avait censuré au regard des exigences constitutionnelles imposées par la Charte de l’environnement. La loi « Duplomb » avait suscité de vives réactions, conduisant plus de 2 millions de pétitionnaires à se mobiliser jusqu’à présent. Malgré cette mobilisation, l’opinion publique n’a été prise en compte dans ce nouveau projet de loi, tout comme les recommandations scientifiques. 


En ce qui concerne l’eau et sa gestion, ce texte facilite la construction d’ouvrages de stockage d’eau et renforce la présence des agriculteurs dans les instances locales de gouvernance de l’eau. Ce projet de loi illustre la régression du droit de l’environnement, motivée par un mouvement d’assouplissement des régimes de protection. Dans ce projet, bien que des risques aient été annoncés et énoncés, le principe de précaution a été écarté. Cette « catastrophe » reste un choix politique visant à sécuriser la gestion de cette ressource stratégique, et favoriser son stockage pour les activités agricoles, en somme, pour la production. En filigrane se pose la question de la répartition de cette ressource stratégique qu’est l’eau, entre les différents usagers, dans ce contexte particulier de sécheresse exceptionnelle. Un contexte qui pourrait favoriser une « guerre de l’eau ». La chercheuse Gabrielle Bouleau pointe les conséquences négatives de ce projet pris dans l’urgence, qui ne prend manifestement pas en compte qui ne se présente pas comme une solution durable. Ce projet apparaît alors comme une catastrophe démocratique, sanitaire et environnementale.​

​

K/BIDI LEBIHAN Clémence

M1 DGCC

​

​SEMAINE DU 6 JUILLET 2026

​​​​​​​​​

50 attaques législatives contre l’environnement au sein de l’Union européenne

​

Deux ans après les élections parlementaires européennes, un bilan préoccupant a été dressé par une dizaine d’associations, identifiant près d’une cinquantaine de régressions significatives en matière environnementale. Dans un rapport publié le 6 juillet 2026, ces ONG alertent sur les vingt « dérèglements » ainsi que sur les trente risques en préparation qui menacent diverses directives environnementales.
Le contenu de ces simplifications est particulièrement alarmant. En ce qui concerne la directive sur le devoir de vigilance des entreprises, ces dernières « (...) n’auront plus l’obligation de fournir un plan de transition climatique » souligne Caroline François-Marsal, responsable des politiques européennes au Réseau Action Climat. De plus, l’obligation pour les entreprises de rendre compte des atteintes aux droits humains, sociaux et environnementaux commises tout au long de leur chaîne de production a été considérablement allégée.
Par exemple, l’Omnibus VI pourrait autoriser encore longtemps la mise sur le marché de produits cosmétiques aux substances toxiques. Tandis que l’Omnibus X porte le risque que certains pesticides soient autorisés de manière quasi perpétuelle, sous couvert de renforcer la compétitivité des entreprises européennes.


Les ONG pointent la rapidité à laquelle ces reculs législatifs ont été adoptés. « Il subsiste un risque que les procédures d’urgence deviennent le moyen prédominant de légiférer dans l’Union si la notion d’“urgence” n’est pas clairement définie ».
Après analyse des votes clefs, la tendance montre que ces régressions ont été rendues possibles par l’alliance entre la droite et l’extrême droite au sein du Parlement européen. Associée aux pressions exercées par les entreprises comme TotalEnergies et les géants de la chimie. Les effets directs et inédits de ces normes sur la santé, le pouvoir d’achat, la biodiversité et la lutte contre le changement climatique, inquiètent lourdement.


Ce démantèlement massif menace gravement l’environnement et notre santé. « Déréguler pour préserver la compétitivité, c’est vraiment une vision de court terme qui ne prend pas en compte les coûts de l’inaction climatique, ni celui de ces allers-retours réglementaires pour les entreprises (...)», plaide Caroline François- Marsal.

​​

 

K/BIDI LEBIHAN Clémence

M1 DGCC

​

​

Présidence Irlandaise du Conseil de l’UE, des priorités économiques et politiques affirmées au milieu d’une bataille budgétaire

​

Depuis le 1er juillet, l'Irlande accède pour la huitième fois à la présidence du Conseil de l’Union Européenne. L’occasion pour le pays entré en 1973 dans la communauté économique européenne d’orienter jusqu’au 31 décembre la politique européenne en affirmant certaines priorités.


La première d’entre elles est économique. Dublin, en s’appuyant sur les rapports Draghi et Letta, souhaite renforcer la compétitivité de l'Union. Il s’agira notamment de poursuivre les négociations en faveur du 28e régime qui vise à simplifier les activités des entreprises.

 

Dans cette même optique, l’Irlande veut agir dans le numérique avec l’idée de trouver un équilibre entre régulation et compétitivité. La présidence souhaite ainsi renforcer la sécurité des mineurs sur internet avec l’instauration d’une majorité numérique. De même, ce mandat sera marqué par la présentation de la Loi sur l’équité numérique (Digital Fairness Act) qui viendrait notamment interdire les dark patterns.


Les priorités fixées sont aussi politiques. D’une part, dans le contexte de la guerre en Ukraine, Dublin entend poursuivre le renforcement des capacités de défense de l’UE. Plusieurs textes seront ainsi présentés dans le cadre de la feuille de route “Préparation à l’horizon 2030”. D’autre part, cette présidence sera placée sous le signe des valeurs avec des sujets tels que l'élargissement de l'Union, l’aide au développement mais aussi le conflit israélo-palestinien.


Enfin, de manière plus pragmatique, l’enjeu de la présidence irlandaise est budgétaire. Dublin se trouve pris au cœur de la bataille pour l’adoption du cadre financier pluriannuel 2028-2034. La Commission avait, pour rappel, proposé au printemps dernier un cadre remanié axé, notamment, autour de la défense et de la sécurité. Il venait cependant bousculer les politiques historiques à l’image de la politique agricole commune. L’objectif sera donc de fixer les principaux arbitrages d’ici la fin de l’année 2026.


En conclusion, le programme s’annonce chargé pour les six prochains mois. A noter que celui-ci se poursuivra néanmoins après dans le cadre des présidences lituaniennes et grecques.

​

​

Valentine DECHAVANNE

M1 DEDH

​

​SEMAINE DU 29 JUIN

​​​​​​​​​

Lutte contre les violences sexuelles sur les enfants : vers l’adoption d’un nouveau cadre de protection européen

​

Plus de 36,2 millions de signalements d’abus et de violences sexuelles sur mineurs en ligne ont été enregistrés, seulement pour l’année 2023. Des chiffres horrifiants qui ont incité l’Union européenne à élaborer une nouvelle législation visant à renforcer la protection des enfants et à lutter contre toute forme de violence sexuelle à leur égard, prenant en compte les dérives technologiques, notamment liées à Internet et à l’intelligence artificielle. Ainsi, le Conseil et le Parlement européen ont trouvé un accord pour l’amélioration du cadre législatif actuel, par : le renforcement des poursuites, l’alourdissement des sanctions et le soutien renforcé aux victimes. Ces dispositions prévoient la création de nouvelles infractions afin de garantir que toutes les formes d’abus, de violence et d’exploitation sexuelles sur mineurs soient qualifiées d’infractions pénales. Cela inclut notamment la génération de contenu pédopornographique par « deepfake » ou par l’intelligence artificielle, le

« grooming », ainsi que la production ou la diffusion d’instructions relatives aux crimes d’abus sexuels sur mineurs. Aussi, un délai d’au moins 32 ans pour les infractions les plus gravement punies a été fixé, tandis que la réglementation européenne actuelle se contentait d’établir le principe d’une « période suffisamment longue » avant prescription. Ce changement vise le renforcement et l’harmonisation des législations nationales, qui conservent la possibilité d’adopter des règles plus strictes.

​

La notion de consentement demeure un sujet central, et l’accord en ce point suscite encore certaines réserves, ne garantissant pas une protection uniforme ou suffisante pour tous les mineurs au sein de chaque État membre. La multiplication et la mise en lumière des affaires dans lesquelles les victimes mineures sont confrontées à certains manquements juridiques, montrent l’importance de ces améliorations très attendues.

Le long processus législatif se poursuit au sein de l’Union, tandis que l’adoption et l’application de ce projet au sein des Etats membres semblent encore lointaines. Néanmoins, cet accord constitue une étape importante pour la protection renforcée des enfants.

​​

 

K/BIDI LEBIHAN Clémence

M1 DGCC

​

​

Canicule en Europe : un phénomène exceptionnel avec des conséquences alarmantes

​

Rarement le climat a-t-il autant fait la une des médias. Ce mois de juin, une vague de chaleur a frappé l’ensemble du continent européen, avec des températures dépassant les 40 degrés. Le Royaume-Uni a connu sa journée de juin la plus chaude jamais mesurée. Par ailleurs, sur 854 villes européennes étudiées, 45 % devraient battre des records de température d’ici fin juin.

​

Selon Simon Stiell, secrétaire exécutif des Nations unies pour le climat, les causes du phénomène sont bien établies : la canicule actuelle est directement liée à l'accélération du réchauffement climatique mondial. En la comparant à d’autres événements similaires survenus en Europe, notamment en 2003 ou encore en 1976, les experts constatent que les événements actuels sont sans précédent. En effet, une analyse des scientifiques du réseau World Weather Attribution (WWA) démontre qu’une chaleur telle que celle que nous connaissons cette année aurait été inimaginable il y a 50 ans. Des températures aussi élevées seraient, dans des conditions normales, « pratiquement impossibles à atteindre à cette période de l’année ». Ainsi, il y a quelques décennies, une vague de chaleur similaire aurait affiché des températures inférieures de 3,5 degrés à celles observées ces dernières semaines. Par ailleurs, le WWA confirme qu’El Niño, un phénomène climatique naturel, n’a eu aucun impact sur les températures extrêmes.

​

Il s'agit d'une catastrophe climatique entraînant de graves conséquences sur la santé humaine. Les personnes âgées ou souffrant de maladies chroniques sont particulièrement touchées par le stress thermique et les coups de chaleur. Selon des études, des températures nocturnes élevées - qui ne descendent pas en dessous de 20 degrés lors des « nuits tropicales » - sont associées à une mortalité accrue, car elles empêchent le corps de réguler sa température interne.

D’après Simon Stiell, « les solutions sont toutes aussi claires ». Cependant, d’autres experts, comme la professeure Friederike Otto de l’Imperial College London, déplorent que celles-ci ne soient pas mises en œuvre assez rapidement. Il reste à espérer que les pays européens, comme le reste de la communauté internationale, réagiront et renforceront leurs engagements climatiques.

.

​

Maxine PLETSCHETTE

M1 DGCC

​

​SEMAINE DU 22 JUIN

​​​​​​​​​

La Fête de la musique : un concept français devenu Européen.

​

​Le 21 juin dernier marquait la 44ème édition de la Fête de la musique. En France, elle a vu le jour en 1982. L’initiative était portée par le ministre de la Culture de l’époque Jack Lang, mais aussi par Maurice Fleuret,directeur de la musique et de la danse ainsi que par Christian Dupavillon, alors membre du cabinet ministériel. Elle s’est par la suite propagée à travers toute l'Europe.

Basée sur l’homophonie entre “Fête de la musique” et “Faites de la musique”, la soirée est régie par des principes simples : accessibilité de la musique, gratuité des manifestations, et valorisation de toutes les formes de création musicale peu importe les genres musicaux ou le type de pratique.

Quant à son exportation en Europe celle-ci s’est faite progressivement, notamment graĉe à l’Année Européenne de la musique en 1985. La réelle avancée intervient cependant en 1997, à Budapest, avec la signature de la Charte de la Fête européenne de la musique. Il s’agit là de fixer des principes clairs pour les villes et pays souhaitant s’approprier le concept afin de préserver son esprit. Il y est notamment prévu que celle-ci ait lieu le 21 juin, qu’elle mette en avant tous les genres musicaux et permette à tous les musiciens, amateurs comme professionnels de jouer gratuitement devant un public. La charte invite aussi ses signataires à organiser des événements en plein air, ou encore des concerts exceptionnels dans des lieux qui n’y sont normalement pas destinés. Le concept se traduit par "Fest der Musik" en Allemagne ou encore par “Festa della musica” en Italie. L’Espagne, quant à elle, retient la formule de "Día internacional de la música".

La Fête de la musique est donc aujourd’hui plus qu’une tradition française, c’est un véritable événement qui malgré les différences sémantiques fédère les européens le temps d’une soirée.
 

DECHAVANNE Valentine

M1 DEDH

​

​

Temps d’écran et bien-être : une enquête de l’UE tire la sonnette d’alarme sur la sécurité des jeunes en ligne.

​

À l’occasion de la dernière réunion du groupe d’experts sur la sécurité des enfants en ligne, constitué à la demande de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, une étude sur les pratiques numériques des jeunes a également été rendue publique.
 

Créé en 2026, ce groupe d’experts rassemblait des spécialistes issus de toute l’Union européenne, des représentants de la jeunesse ainsi que des experts en santé, en neurosciences, en psychologie, en informatique, en droits de l’enfant et en éducation au numérique. Il s’est concentré sur des questions essentielles à la sécurité des enfants en ligne, notamment les risques associés à l’utilisation des réseaux sociaux, les mesures de protection existantes et les pistes d’amélioration.
 

À l’issue de cette dernière réunion, les experts ont adressé à la Commission des recommandations sur la manière de renforcer davantage la protection des enfants en ligne. La remise du rapport final est prévue pour le 13 juillet.
 

Les conclusions de l’enquête mentionnée précédemment confirment l’existence de liens entre l’usage excessif des écrans et des conséquences négatives sur la santé mentale et physique des jeunes.

Par ailleurs, l’enquête met en évidence des statistiques préoccupantes. Ainsi, 45 % des adolescents déclarent se comparer aux autres sur les réseaux sociaux. En outre, 40 % d’entre eux demandent un meilleur accès aux services de santé mentale. Environ 25 % des adolescents ont déjà été exposés à des contenus négatifs, tels que des discours haineux. Enfin, un adolescent sur trois déclare se sentir stressé, triste ou socialement exclu en raison de l’usage des réseaux sociaux.

​

MONGNOT Manon

M1 DEA ​​​​​​

​

​SEMAINE DU 15 JUIN

​​​​​​​​​

​Le pacte social européen : mise en œuvre controversée d’une nouvelle politique migratoire de l’UE.

​

​Ce vendredi est entrée en vigueur une vaste réforme des règles européennes en matière de migration, durcissant les procédures aux frontières et refondant le système d’asile.

 

Dorénavant, une procédure « filtrage » aura lieu pour toute entrée illégale sur le territoire de l’UE. Celle ci permet la mise en place de contrôle d’identité (collecte dans l’EURODAC des photos d’identités, empreintes digitales...), de santé et de sécurité. Ces contrôles se dérouleront en « zone d’attente », d’une durée maximale de 7 jours, servant à déterminer si les demandeurs d’asile peuvent disposer d’une procédure d’asile dite « classique » ou « accélérée » (demande instruite depuis une zone d’attente dans un délai de 12 semaines). Cette nouvelle étape permet, selon les volontés des Etats membres, d’accélérer les procédures d’examen des demandes les plus susceptibles d’être rejetées. Ainsi, toutes personnes considérées comme « présentant un risque pour la sécurité » ou « ayant peu de chances d’obtenir le statut de réfugié » seront systématiquement soumises à cette procédure accélérée.

 

Enfin, l’intégration d’un « plan d’urgence » qui, en cas de hausse imprévue de personnes aux frontières ou « d’instrumentalisation des flux migratoires », permet aux Etats de réduire certaines des protections accordées aux demandeurs. Par exemple, raccourcir les délais de dépôt de dossier, rallonger les séjours dans les centres de rétention situés aux frontières extérieures de l’UE.

 

Depuis les premières négociations, les organisations de défense des droits humains s’inquiètent de voir les considérations humanitaires reléguées au second plan. Elles estiment que dorénavant, la majorité de la procédure d’asile s’effectuera en détention, et cela même pour les enfants. De plus, une douzaine d’Etats membres n’ont pas encore finalisé leurs préparatifs de transposition du plan.

 

Malgré l’adoption de la réforme, l’opinion publique s’est encore durcie sur la question migratoire. Actuellement, un nouveau paquet de mesures visant à augmenter les expulsions des demandeurs déboutés est examiné en urgence.

DESCOMBES Lomée

M1 DEDH

​

​

Face à l’inflation, la BCE change de cap et relève ses taux directeurs.

​

Pour la première fois depuis près de trois ans, la BCE relève ses taux d’intérêt, une décision majeure pour cette institution chargée de la politique économique et monétaire de l’UE et dont l'objectif principal est de veiller à la stabilité des prix.

Alors que le taux de la facilité de dépôt avait été relevé pour la dernière fois en 2023 suite à la crise post-pandémie, cette hausse, largement anticipée par les marchés financiers, intervient alors que l’inflation dans la zone euro a atteint 3,2% en mai, sous l’effet d’un bond de 10,9% des prix de l’énergie. Ce resserrement intervient à un moment délicat : les économistes mettent en garde contre une période de stagflation, combinaison de faible croissance, de remontée de l’inflation et de détérioration de la confiance.
 

Cette décision emporte des conséquences concrètes : pour les ménages et les entreprises des 21 pays de la zone, elle se traduit par un renchérissement du coût du crédit immobilier et des prêts aux entreprises. Enfin, la possibilité d’une seconde hausse en septembre n’est pas à exclure, signe du début d’une nouvelle phase de resserrement plutôt que d'une intervention ponctuelle, une perspective également soutenue par les économistes.

​

CHAVAROT Ambre

M1 DEA ​​​​​​

​

​SEMAINE DU 8 JUIN

​​​​​​​​​

​L’initiative du couple franco-allemand en faveur d’une intégration progressive et conditionnée des Balkans à l’Union.

​

​La France et l’Allemagne ont présenté conjointement un nouveau plan dont l’objectif est de rapprocher les pays des Balkans et la Moldavie de l’UE afin de donner un « nouvel élan » à l’élargissement de l’UE. Ce plan s’inscrit dans les considérations développées par Friedrich Merz en mai 2026 pour répondre à la frustration des pays concernés face à la lenteur du processus d’adhésion.

​

​À travers la création de « modules », cette initiative franco-allemande a pour objectif d’associer davantage les pays des Balkans et la Moldavie aux activités quotidiennes de l’UE à mesure qu’ils progressent dans leurs réformes nationales. Ce processus de coopération étroite serait réversible en cas de recul par rapport aux valeurs et droits fondamentaux de l’Union. David McAllister, président de la commission des affaires étrangères du Parlement européen, s’est prononcé en faveur de cette méthode qui renforcerait la crédibilité du processus d’élargissement de l’Union. Selon lui, cette initiative défend le principe d’adhésion fondé sur « le mérite et les réformes » et permet de dégager clairement les progrès accomplis par les pays pour une intégration progressive au sein de l’UE.

​

​Le document informel présente ainsi des indicateurs concrets des progrès dans le processus d’adhésion : rencontres annuelles entre les députés européens et nationaux, participation aux réunions informelles du Conseil et du Conseil européen, coopération renforcée en matière de sécurité et de défense, participation à des programmes tels que Erasmus+ ou implication accrue dans les domaines du marché unique, par exemple.

 

AIME Joséphine

M1 DEDH

​

​

Levée du véto hongrois pour l’adhésion de l’Ukraine à l’UE une avancée historique mais timide 

​

Un tournant décisif s’annonce concernant l'adhésion de l'Ukraine à l’Union européenne. En effet, lors d’une réunion des ambassadeurs à Bruxelles le 3 juin dernier, la Hongrie a levé le veto posé par Viktor Orbán en 2022.

​

​Pour rappel, le processus d’adhésion est constitué de 33 chapitres répartis en six grandes thématiques. L'Ukraine, depuis deux ans, tentait de remplir la première d’entre elles, dite « des Fondamentaux » (qui recouvre notamment les problématiques liées aux droits fondamentaux ou encore à l’État de droit, et qui est obligatoirement la première à être ouverte et la dernière à être close). Kiev s'était cependant trouvée stoppée net par le veto hongrois, malgré les tentatives de Bruxelles de débloquer le processus.

​L’avancée intervenue le 3 juin a été permise par l’arrivée au pouvoir du nouveau Premier ministre, Péter Magyar, qui a promis d’améliorer les relations entre les deux pays. Ce dernier a d’ailleurs confirmé, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, être parvenu à des accords concernant les droits de la minorité hongroise dans la région de Transcarpatie (qui constitue la principale source de dissensions entre l'Ukraine et la Hongrie). Toujours selon le Premier ministre, ces engagements en faveur des minorités devraient être précisés et repris dans le plan d’action transmis par l’Ukraine à l’UE dans le cadre du processus d’adhésion.

​

​À noter toutefois que Péter Magyar a bien précisé qu’il restait, malgré tout, opposé à une adhésion accélérée. Il s’est néanmoins engagé à organiser d’ici 10 ou 15 ans, si les progrès sont au rendez-vous sur les 33 chapitres, un référendum contraignant sur la question.

​

​L’adhésion de l’Ukraine est donc en bonne voie, mais reste soumise à certaines conditions. Avant tout cela, il faudra encore attendre le lancement officiel de la procédure, qui aura lieu le 15 ou 16 juin à Luxembourg.

​

DECHAVANNE Valentine

M1 DEDH ​​​​​​

​

​SEMAINE DU 1 JUIN

​​​​​​​​​

Adhésion à l'UE : l'Albanie dit “oui” au veto probatoire

 

Candidate officielle depuis 2009, l'Albanie a vu ses négociations d'adhésion s'ouvrir officiellement en octobre 2024 avec l'examen des premiers chapitres thématiques. Récemment et afin d’accélérer ce long processus, son Premier ministre Edi Rama s'est dit prêt à accepter une condition inédite : renoncer temporairement à son futur droit de veto national durant une période probatoire. Cette restriction viserait notamment les décisions de politique étrangère soumises à l'unanimité des Vingt-Sept (comme les sanctions contre la Russie).

​

Face à la guerre en Europe, Tirana prône des solutions “créatives” et “innovantes”. Le dirigeant s’est montré serein face à cette perte d'influence provisoire, rappelant que l'Albanie est déjà alignée à 100 % sur la politique diplomatique de l'UE. C’est avec humour, qu’il a qualifié son pays de “taliban de l’UE" pour prouver son engagement absolu. À Bruxelles, la commissaire européenne à l’élargissement, Marta Kos, a confirmé qu’un “large éventail d’options” serait examiné, bien que toute mesure de sauvegarde ne serait appliquée avec “toute la rigueur nécessaire” que si les futurs Etats membres enfreignaient les règles de l’Union. Si les traités garantissent l'égalité de traitement, des restrictions transitoires ont déjà été appliquées lors des élargissements précédents et ne posent donc aucun problème. Au-delà de son cas, Edi Rama exhorte l’Europe à presser le pas, déplorant le surplace de la Moldavie

CHAVAROT Ambre

M1 DEA

​

​

Fact-check : le café brésilien refusé en Pologne n'est pas lié à l'accord UE-Mercosur

​

Des publications relayées sur les réseaux sociaux ont établi un lien infondé entre un lot de 63 000 kilos de café vert brésilien bloqué à Poznań et l'accord commercial UE-Mercosur, entré provisoirement en vigueur le 1er mai. L'Inspection polonaise de la qualité agricole et alimentaire (IJHARS) avait signalé la présence de grains abîmés et d'organismes nuisibles dans la cargaison.

​

L'eurodéputée d'extrême droite polonaise Ewa Zajączkowska-Hernik et l'ancien eurodéputé français Florian Philippot ont tous deux présenté ce lot comme une illustration concrète des effets de l'accord, accusant ce dernier de menacer la sécurité alimentaire européenne. Or les données commerciales publiques contredisent cette affirmation : le café vert brésilien entre dans l'UE en franchise de droits depuis bien avant l'accord, ce que confirme notamment une analyse du ministère américain de l'Agriculture de février 2026.

​

L'IJHARS a précisé que le contrôle effectué relevait d'une procédure standard et non de conditions préférentielles liées au Mercosur. L'agence rappelle par ailleurs avoir bloqué 121 lots alimentaires en provenance de pays tiers pour la seule année 2025. L'ambassadeur du Brésil auprès de l'UE a également rejeté tout lien avec l'accord, soulignant que son pays exporte du café vert vers l'Europe depuis le XIXe siècle.

 

Si les inquiétudes des agriculteurs européens face à la concurrence sud-américaine demeurent réelles, aucun élément ne permet d'établir un lien entre ce lot spécifique et l'accord UE-Mercosur.

​

MONGNOT Manon

M1 DEA

​​​​​​​

​SEMAINE DU 25 MAI​​​​​​

​​​​​​​​​

Le projet d’interdiction d’importation de biens alimentaires produits avec des pesticides interdits en France

 

Les députés français ont adopté un amendement au projet de loi d’urgence agricole qui a pour but d’interdire l’importation de denrées alimentaires produites avec des pesticides prohibés en France. Porté par une coalition inédite de députés RN, LFI et écologistes, ce texte durcit le projet de loi, initialement limité aux résidus de pesticides interdits dans l’Union européenne. L’amendement interdit désormais l’introduction, l’importation et la mise sur le marché de toute denrée, produit agricole ou aliment pour animaux fabriqué avec des substances bannies en France pour des raisons sanitaires ou environnementales.

​

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a vivement critiqué cette mesure, la jugeant contraire au droit européen et créatrice d’un « faux espoir » chez les consommateurs, car elle risquerait de ne pas résister à un recours juridique. Elle a souligné que le droit européeninterdit une telle restriction unilatérale, qui serait contraire au marché unique. Malgré ses avertissements, la majorité des députés a maintenu le vote, marquant une volonté de protéger la souveraineté alimentaire et de lutter contre la concurrence déloyale.

​

Le vote solennel du projet de loi d’urgence agricole est prévu le 2 juin, avant transmission au Sénat.

​

DEVILLARD Aurore

M1 DGCC

 

Signature d'un accord commercial UE–Mexique en marge des recompositions géopolitiques mondiales

​

Ursula von der Leyen et António Costa ont signé vendredi, lors d'un sommet à Mexico en présence de la présidente Claudia Sheinbaum, un nouvel accord commercial entre l'Union européenne et le Mexique. Ce pacte modernise un accord vieux de vingt ans et s'inscrit dans la stratégie de diversification commerciale de l'UE, accélérée par le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.

​

L'accord vise explicitement à réduire la dépendance des deux parties vis-à-vis des États-Unis et de la Chine, premier partenaire commercial de l'UE comme du Mexique. Il ouvre de nouveaux débouchés européens dans l'agroalimentaire, le pharmaceutique et les machines, tandis que le Mexique accède à de meilleures conditions pour ses exportations de café, fruits, chocolat et sirop d'agave. Au total, 568 indications géographiques européennes et 26 mexicaines seront protégées.

​

Les échanges bilatéraux atteignaient 86,8 milliards d'euros de biens en 2025. Ils restent sans commune mesure avec le commerce américano-mexicain, supérieur à 900 milliards de dollars, mais l'accord intervient alors que le Mexique subit des pressions croissantes d'une Maison Blanche protectionniste.

​

Bruxelles entend par ailleurs éviter les tensions suscitées par l'accord Mercosur, dont la ratification est contestée devant la Cour de justice de l'UE, en maintenant des contingents tarifaires sur les importations agricoles sensibles. Avec ce texte, 97 % du PIB latino-américain serait couvert par des accords préférentiels avec l'UE.

​

MONGNOT Manon

M1 DEA

​​​​​​​

​SEMAINE DU 18 MAI​​​​​​

​​​​​​​​​

L’opposition de plusieurs Etats membres de l’UE contre le paquet réseaux de la Commission​

 

La France, la Bulgarie, la Finlande, la Pologne et la Suède ont préparé un document
conjoint, par lequel elles affirment être opposées aux projets de la Commission en matière
de réseaux électriques.


Leur argument est celui du défaut de compétence de l’Union en la matière. En effet, ces
Etats dénoncent l’approche centralisée et descendante que prévoit la Commission dans sa
proposition législative de décembre dernier.

L’idée était d’aller vers une plus grande coopération en matière de réseaux électriques. L’un des moyens envisagés est la possibilité pour l’Union de lancer des projets centraux de planification de réseaux électriques.

En revanche, les opposants à ce paquet législatif estiment que cette approche ne prend pas en compte les capacités des entreprises nationales responsables de l’exploitation du réseau électrique à identifier les points clés en la matière. Ils suggèrent donc une approche qui se limiterait à une coordination stricte, et dénoncent un contrôle politique de la planification des investissements.


La question qui se pose alors est celle de la répartition des compétences entre l’Union et
ses Etats membres. Pour l’heure, la présidence chypriote du Conseil affirme qu’un compromis équilibré sera trouvé. En attendant, Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission, incite le Conseil et le Parlement à accélérer la conclusion d’un accord en la matière.

DEVILLARD Aurore

M1 DGCC

 

​​​​​​​​L’interdiction des réseaux sociaux : une future réalité pour l’Union européenne ?​

​

La question des réseaux sociaux, qui avait déjà fait l’objet d’un encadrement européen par le biais de la protection des mineurs ainsi que  l’adoption du Digital Services Act, est aujourd’hui replacée au centre du débat.

 

La question ici soulevée par Mme Von der Leyen touche à l’addiction et au besoin d’interdiction en matière de réseaux sociaux.  L’addiction aux réseaux sociaux, révélée ces dernières années par la création d'algorithmes de plus en plus performants, a eu pour effet de condamner les jeunes générations à une dépendance certaine. Dès lors, l'inquiétude grandissante concernant les mineurs a poussé la Commission à se pencher sur la question d’une nécessaire interdiction juridique à l’échelle communautaire.

 

Ainsi, le 12 mai 2026, par une déclaration, Mme Von der Leyen a déclaré que devrait être déposée d’ici à cet été une proposition visant à interdire, en dessous d’un certain âge, l’accès auxdites plateformes.

Le but : préserver les plus jeunes et limiter l’impact des algorithmes sur notre santé en cherchant à retarder le plus possible cette dépendance afin de permettre une évolution saine de l’enfant. 

L’enjeu se pose aussi quant à la question de la surveillance desdites plateformes, qui seraient tenues de maintenir une limite d’âge fixe et justement vérifiable en plus de leurs actuels devoirs. 

 

Ainsi, cette proposition, de par sa visée, semble bien accueillie et met en exergue une volonté commune entre de nombreux États de l’Union, dont la France, et vient compléter, voire devancer, les mesures nationales sur ce sujet . Néanmoins, la question de l’adoption d’une mesure supranationale sur un tel sujet ainsi que le contrôle desdites plateformes viennent questionner l’efficacité réelle pouvant en être tirée et contrebalancent cette vision jusque-là positive. 

​

Il faudra être prudent et attendre la présentation du texte officiel ainsi que les positionnements des différents États membres sur le sujet.

​

DORVAUX Dalva

M1 DGCC

​​​​​​​

​SEMAINE DU 11 MAI​​​​​​

​​​​​​​​

Au mois de Mai : l’Europe en fête !​

​

Le 9 mai 1950, dans le salon de l’horloge du quai d’Orsay, Robert Schuman prenait la parole et dévoilait ce plan ambitieux et de grande envergure, qui deviendrait un jour « l’Union européenne ». Sur proposition de Jean Monnet, Schuman, alors ministre français des affaires étrangères faisait une proposition inédite : un plan de paix fondé sur la mise en commun des productions de charbon et d’acier en Europe. Des matériaux stratégiques pour l’industrie européenne, nécessaires à la production d’armement, permettant d’éviter ainsi la guerre. Son plan est fondée sur l’idée que leur mutualisation peut empêcher un nouveau conflit entre les Etats d’Europe. Force est de constater que son objectif de construction et d’intégration a été une réussite.

 

Le 9 mai célèbre aujourd’hui la « Journée de l’Europe » en souvenir de ce discours historique.

A cette occasion, partout en France et tout au long du « Joli mois de l’Europe » s’organisent des milliers

d’évènements en lien avec l’Europe : conférences, ciné-débat, café-linguistiques, concours d’éloquence,

expositions, simulations des institutions européennes, forum, etc. Autant de possibilités pour permette à

chacun d’appréhender l’impact positif et la place qu’occupe l’Union européenne dans nos quotidiens de

citoyens.

​

A Lyon, du 11 au 22 mai se tiendra une exposition sur la Charte des droits fondamentaux et les institutions européennes, organisée par Le Mouvement Européen en partenariat avec la Métropole de Lyon, ainsi que plusieurs conférences notamment sur le Conseil de l’Europe et l’élargissement de l’Union.

​​

​

K/BIDI LE BIHAN Clémence

M1 DGCC

​

​​​​​​​

La mise en œuvre par la Commission de ses toutes premières stratégies de lutte contre la pauvreté

​​

Ce mercredi 6 mai 2026, la première stratégie de lutte contre la pauvreté a été présentée par la Commission européenne. Lors d’une conférence de presse, la Roumanie a souligné un état d’urgence économique et sociale important. La vice-présidente de l’institution chargée des droits sociaux et des compétences, Roxana Mînzatu, a précisé que lesdites mesures avaient déjà été adoptées dans la matinée. La Commission européenne a dès lors pris la décision de mettre fin à cette pauvreté dans l’UE d’ici 2050.

 

Ce projet ambitieux se répartit en trois piliers : le logement, l’emploi et le cycle de pauvreté infantile. En effet, selon Eurostat, un Européen sur cinq est en risque de pauvreté ou encore exclusion sociale (93 millions de personnes en tout). Ce chiffre est d’autant plus élevé chez les enfants. Le paquet a également pour objectif d’aider les personnes actuellement en dehors du marché du travail telles que «les femmes, les jeunes et les migrants ». Un second objectif est de lutter contre la pauvreté au sein même de la vie professionnelle.

​

Ce financement reste malgré tout très incertain et demande un approfondissement dans sa mise en œuvre. Afin de rompre le déterminisme social, la Commission prévoit la création d’une carte européenne pour faciliter l’accès aux services essentiels. Afin de financer ce projet, la Commission européenne travaillera également avec la Banque européenne d’investissement ainsi que la Banque de développement du Conseil de l’Europe.

​

Enfin, la Commission mettra en œuvre un système de renforcement de la stratégie en faveur des personnes handicapées jusqu’en 2030 afin que leurs droits soient « pleinement respectées ».Roxana Mînzatu a  précisé à ce sujet que celui-ci a pour objectif « une meilleure prévention du sans-abrisme » et vise à aboutir « à l’inclusion totale des personnes handicapées ».

​

​

MOUTON Lucile

M1 DGCC

​​

​

Ultimatum américain pour la pleine mise en oeuvre de l’accord commercial US/UE

​

Dans un ultimatum adressé à l’Union européenne, le président américain Donald Trump a, sous peine d'une hausse considérable des droits de douane, donné une date butoir pour la pleine mise en œuvre de l’accord commercial de Turnberry : le 4 juillet. Cet avertissement a été émis à

l’occasion d’un échange téléphonique entre le président américain et la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

​

Cet ultimatum repousse à plus tard la menace précédente du président qui prévoyait une augmentation des droits de douane sur les voitures fabriquées dans l’UE de 15% à 25% courant de la semaine si l’accord de Turnberry tardait à être mis en œuvre. Dans cet accord, l'Union s’était engagée à une réduction des DDD (droits de douane) restant sur les produits américains contre un droit de douane global plafonné à 15% contre les produits originaires de l’UE.

​

En ce moment les Etats membres et le parlement européen négocient une législation qui permettrait la suppression des droits de douane avec l’espoir d’une solution le 19 mai. La principale source de tension étant la demande des législateurs d’insérer des garanties en cas de violation des engagements ou de menace de l’intégrité territoriale de l’Union alors que les Etats sont en faveur d'une mise en œuvre des accords initiaux au plus tôt sans garanties supplémentaires.

​

Cette hâte des Etats s’explique par la crainte d’un retour en arrière du président américain et de la demande de nouvelles concessions de la part des Européens déjà fragilisés par les attaques de la Maison Blanche aux réglementations numériques et environnementales. Cependant, comme l’a rappelé Ursula von der Leyen “un accord est un accord” et le plafond global de 15% de droits de douanes prévu par l’accord ne permet pas aux Etats-Unis d’augmenter ces derniers unilatéralement.

​

MONGNOT Manon

M1 DEA

​​​​​

​​

Deux sommets européens couronnés de succès en Arménie, un pas de plus vers l’adhésion à l’UE ?

​

L’Arménie a accueilli la semaine dernière deux sommets historiques : le sommet de la communauté politique européenne et le sommet bilatéral UE-Arménie. Ces derniers s'inscrivent dans un processus de rapprochement avec l’Union en vue d’une adhésion future lancé par l'adoption d’une législation par le pays en mars 2025.

​

Les deux événements sont révélés un véritable succès. Ursula von der Leyen la présidente de la Commission européenne a d'ailleurs affirmé : « Ce premier sommet UE-Arménie élèvenotre partenariat à un nouveau niveau et définit une orientation et un programme clairs pour les années à venir ».

​

Parmi les mesures annoncées, certaines concernent les restrictions de voyage. Une coopération plus étroite avec l’agence européenne Frontex devrait accélérer les processus de libéralisation des visas qui avait débuté en 2024. A terme, les citoyens arméniens pourraient donc voyager vers l’UE sans avoir besoin d’un visa.

 

Le plus important reste cependant la conclusion d’un nouveau partenariat de connectivité. Dans le cadre de la stratégie “Global Gateway” l’Arménie occupe, en effet, une position stratégique dans la mise en place du “Corridor central”, une route commerciale qui devrait relier l’Europe à l’Asie en contournant la Russie.

​

Néanmoins, il faut bien remarquer que ce rapprochement n’est pas sans conséquences d’un point de vue géopolitique. Historiquement, L'Arménie s’était initialement alliée avec la Russie. Le pays est membre depuis 2013 de l'Union économique eurasiatique et jusqu’à l’année dernière, les forces russes étaient présentes à la frontière iranienne ainsi que dans la région du Haut Karabakh afin de limiter l’escalade du conflit avec l’Azerbaïdjan.

​

L’Arménie, avec ces sommets, semble avoir choisi son destin et celui-ci semble résolument tourné vers l’Union Européenne quitte à se détourner de la Russie.

​

DECHAVANNE Valentine

M1 DEDH

​

​

​​

​SEMAINE DU 4 MAI​​​​​​

​​​​​​​​

L’Union face à une crise énergétique durable : réponse institutionnelle et enjeux de coordination face à la fermeture du détroit d’Ormuz

​​

​​

La paralysie du détroit d'Ormuz ampute le marché mondial de 20 % de ses exportations d'hydrocarbures, exposant l'Union européenne à un choc énergétique d'une ampleur comparable à la crise de 1973 et à la guerre en Ukraine réunies.

​​

Selon le Commissaire européen à l'Énergie, Dan Jørgensen, cette instabilité n'est pas conjoncturelle. Avec un surcoût évalué à 500 millions d'euros par jour pour l'économie européenne, le Commissaire alerte sur la perspective de « mois, voire d'années très difficiles », s'expliquant par l'ampleur des dommages matériels infligés aux infrastructures énergétiques au Moyen-Orient. À l’approche de la saison touristique estivale, l’approvisionnement en kérosène suscite des préoccupations majeures dans le secteur des transports.

​

Ainsi, pour préserver l'intégrité du marché intérieur et organiser une réponse coordonnée, la Commission européenne vient d'annoncer la création immédiate d'un « observatoire des carburants ». Cet instrument de supervision aura pour mission de surveiller en temps réel la production, les volumes d'importation et les niveaux de stocks de carburéacteur à l'échelle de l’UE. L’objectif de cette cartographie centralisée est double : anticiper d’éventuelles pénuries et empêcher les États membres de constituer des réserves nationales au détriment de leurs voisins, ce qui constituerait une pratique protectionniste interdite par le droit de l’Union.

 

Bien que plusieurs compagnies aériennes aient déjà annoncé la possibilité d’annulations de vols, la Commission estime que la sécurité d’approvisionnement est actuellement assurée. Ces annulations sont attribuées aux décisions commerciales des opérateurs privés, motivées par des considérations de rentabilité.

​​

​

FABBRI Evan

M1 DEA

​

​​​​​​​

Une nouvelle définition du viol fondée sur la notion de consentement 

​​

Ce mardi 28 avril, le Parlement européen a transmis un rapport non contraignant à la Commission. Adopté par 447 députés européens (face à 160 voix contre et 43 abstentions), ce rapport appelle la Commission à présenter des lignes directrices en 2026 et puis une proposition de législation qui définirait le viol à l’échelle européenne.

 

Plusieurs Etats y sont réticents, au motif que l’UE n’a pas de compétence en matière de droit pénal.

​

La définition commune du viol tiendrait compte des circonstances coercitives, comme les menaces et l’abus de pouvoir, mais aussi les cas de soumissions chimiques par exemple. Le rapport cite sur ce point plusieurs affaires récentes, comme l’affaire Dominique Pélicot, dans laquelle plusieurs hommes ont été condamnés pénalement pour avoir violé l’épouse de celui-ci, Gisèle.

​

Les députés européens demandent également à la Commission d’inclure une extension des services d’aides aux victimes. Finalement le rapport mentionne la nécessité de mettre en place une formation obligatoire pour tous les professionnels en contact avec des victimes, et notamment les policiers, les juges, les professionnels de santé et les avocats. 

​

​

DEVILLARD Aurore

M1 DGCC

​

Liberté de la presse : à son niveau le plus bas de protection depuis un quart de siècle.

​

L’ONG Reporters sans Frontières qui œuvre pour la liberté de la presse a fait un constat inquiétant dans son dernier rapport : cette liberté serait dans une situation « difficile » ou « très grave » dans plus de la moitié des pays du monde.

​

Depuis 25 ans, un classement suit l’évolution de sa protection à l’échelle mondiale. Il montre un déclin dans 100 des 180 pays avec 52,2% des situations jugées « difficiles » ou « très graves », contre 13,7% en 2002. Aujourd’hui, moins de 1% de la population mondiale vit dans un pays où la situation est considérée comme « bonne ».

​

Le rapport cite plusieurs cas. Les États membres de l’Union européenne restent globalement bien classés, notamment grâce à un encadrement renforcé par une récente loi sur la liberté des médias. Toutefois, certains pays sont critiqués, comme l’Allemagne, pour ses lois sur la sécurité nationale et leurs effets sur la protection des

journalistes et de leurs sources. À l’inverse, malgré la guerre, l’Ukraine a progressé dans le classement.

​​

Deux grandes puissances sont également pointées : les États-Unis, en recul en raison d’attaques contre les journalistes, et la Russie, qui a emprisonné 48 journalistes en avril.

​​

Enfin, la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord apparaît « catastrophique », avec 220 journalistes palestiniens tués pendant la guerre à Gaza. Dix-huit des dix-neuf pays de la zone sont classés « très graves » ou « difficiles ». La Syrie s’améliore légèrement depuis la chute du régime de Bachar el-Assad, tandis que le Niger enregistre la plus chute la plus importante, perdant 37 places après la suppression du droit à la liberté de

la presse.

LAURENS Ariane

M1 DGCC

​​

bottom of page