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REVUE D'ACTUALITE DES DROITS 

 

 

FONDAMENTAUX DE L'ALYDE

 


 

EDITION N°27

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Sous la direction scientifique de Gaëlle Marti (Professeure de droit public, Directrice du Centre d'Études européennes, Responsable du master droit européen des droits de l’Homme de l’université Lyon 3) et Loïc Robert (Maitre de conférences de droit public, directeur adjoint du Centre d'Études européennes, Responsable du master droit européen des droits de l’Homme de l’université Lyon 3).

 

Avec la participation de : Valentine DECHAVANNE, Lomée DESCOMBES,  Valèntina SAVAROC--GARAY et Camille PEFFERKORN

Nous retrouvons aujourd’hui nos lecteurs et nos lectrices à l’occasion de la publication de la 27ème édition de la Revue d’Actualité des Droits Fondamentaux de l’ALYDE, entièrement rédigée par les étudiantes et étudiants des Masters de Droit européen ainsi que la direction du master Droit européen des droits de l’Homme de l’Université Lyon III, réunis au sein de l’ALYDE et en partenariat avec la clinique juridique de la Faculté de Droit et la Commission Droits de l’Homme du Barreau de Lyon.

​Cette revue bimestrielle paraît sur le site de l’ALYDE avec pour vocation d’éclairer les praticiens du droit sur l’actualité jurisprudentielle des droits et libertés fondamentaux tant à l’échelle européenne que nationale. La présente Revue couvre la période de mars à avril 2026. 

Un arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme ouvre cette édition. Dans le contexte de la privation de liberté, la CEDH précise les conditions dans lesquelles l’isolement n’est pas constitutif d'un mauvais traitement et répond aux exigences du droit à un recours effectif. Elle conclut ainsi à une non-violation des articles 3 et 13 de la Convention. 

 Deux décisions de la Cour de justice de l’Union européenne figurent dans cette édition. La première concerne la protection des données sensibles dans le cadre d’une procédure pénale. De fait, la Cour rappelle l’encadrement de la collecte de telles données par les principes de nécessité absolue et de proportionnalité. Elle confirme également la possibilité de sanctionner pénalement le refus d’une personne de se soumettre à la collecte de ses données biométriques. Par la deuxième décision de cette édition, la Cour reconnaît pour la première fois le manquement d’un Etat membre à l’article 2 TUE, les valeurs de l’UE étant alors reconnues comme juridiquement contraignantes. 

En droit interne, le Conseil constitutionnel se prononce sur le refus automatique d’un visa dans l’hypothèse d’une OQTF récente prononcée à l’encontre du demandeur. Le Conseil confirme la validité de cette mesure sous réserve du respect du droit de mener une vie familiale normale et d’un examen individuel de la situation.

 

 

1. JURISPRUDENCE EUROPEENNE INTERESSANT LES DROITS FONDAMENTAUX

1.1 JURISPRUDENCE DE LA COUR DE EUROPEENNE DES DROITS DE L'HOMME

La prolongation des mesures d’isolement des détenus n’est pas constitutive d’une violation de l’article 3 de la Convention dès lors que celle-ci répond aux garanties procédurales et à un contrôle judiciaire effectif et non arbitraire.

CEDH, 12 mars 2026, Sekour c. France, n°52496/19  

1.2 JURISPRUDENCE DE LA COUR DE JUSTICE DE L’UNION EUROPEENNE 

La nécessité absolue comme condition de légalité de la collecte de données biométriques des suspects.

CJUE, 19 mars 2026, Comdribus, C-371/24

Incompatibilité avec les valeurs de l’Union de la Loi Hongroise anti LGBTI+ une décision historique et théoriquement solide mais incertaine dans son application

CJUE, 21 avril 2026, Commission c. Hongrie , C-769/22

2. JURISPRUDENCE NATIONALE INTERESSANT LES DROITS FONDAMENTAUX 

2.1. JURISPRUDENCE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

L’encadrement du refus de délivrance d’un visa après une OQTF non exécutée par le respect du droit de mener une vie familiale normale.

Conseil constitutionnel, 30 avril 2026, Décision n° 2026-1196 QPC

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